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Apprendre le béarnais |
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LES BASES DE LA LANGUE BÉARNAISE
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[phrases courantes] [le béarnais au
quotidien ]
[patrimoine général] [dictionnaire franco-béarnais] [groupes folkloriques]
[prénoms béarnais ]
Il est fortement conseillé aux débutants de commencer par ICI -page
sonorisée-
| Deux clés pour mieux comprendre | |
| Le béarnais est une des composantes du gascon, dont les particularités, essentiellement phonétiques et lexicales, viennent de son substrat aquitano-pyrénéen très ancien , remontant aussi aux origines de la langue basque ... toutefois, béarnais comme gascon, font partie prenante des parlers occitans -qui s'étendent sur presque toute la moitié sud de la France- , tout en conservant leur spécificité | Du fait de la construction progressive de l'État par la monarchie évoluant vers l'absolutisme, le parler du roi de France (ou francien) finit par s'imposer -sauf en Béarn- comme langue du royaume , en 1539 (Édit de Villers-Cotterêts ). Le Béarn fut rattaché à la France en 1620, mais si les béarnais acceptèrent la présence d'un intendant du roi, les États du Béarn (sorte d'Assemblée Législative) gardèrent de la puissance et les séances continuèrent de se tenir en béarnais. |
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ai -l'ainat / l'aïnat (l'aîné) ei -la lei / la leï (la loi) èi -la lèit / la lèït (le lait) oi -lo coire / lou kouïré (le cuivre) òi -beròi / béroï (joli) ui -se réduit gt à u : lo hruit / lou rut (le fruit) au -la sau / la saou (le sel) eu -lo peu / lou peou (les cheveux) éu -lo cèu / lou cèou (le ciel) òu -un hòu / u hòou (un fou) |
ie-ié -mielher/miéllé
(mieux) iè -pièla /pièlo (pile) iò -la biòca / la bioko (la nourriture) io -violent /bioulénn (violent) iu -liurar /liourà (livrer) ua -guardar /gouardà (garder) ue -lo huec / lou houéc (le feu) ia -cette diphtongue , lorsqu'elle est atone se réduit à i espiar / éspío (regarder) parguía /parguío (cour) |
Les triphtongues
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b
- En fin de mot
et dans les groupes an, en, in, on, un , le n s'affaiblit et sa
présence n'est plus sentie que par un
prolongement de la voyelle précédente:
ex= lo can (le chien) se prononce (lou ca); lo pan (le pain) donne (lou
pa).
-
En fin de mot, il ne se prononce
jamais après un r : ex= la carn ( la chair) se prononce ka.
- Par contre, le n en position finale se
prononce toujours dans:
- les finales verbales: ex= que cantan (ils chantent) - les diminutifs en -in : ex=
prauvin
r
-
a) L'accent grave
La place de l'accent tonique est indiquée
par les règles suivantes: ---
Première règle: Quand un mot est terminé
par
:
L'ACCENT TONIQUE
EST SUR L'AVANT DERNIÈRE SYLLABE.
![]()
(c'est-à-dire 2 voyelles) => adiu -
adïou- (bonjour, au revoir ) :
L'ACCENT TONIQUE EST SUR LA PREMIÈRE
DES 2 VOYELLES.
-
*
Il sert également à la coupure
des mots en fin de ligne; dans ce cas, on ne coupe jamais - le point intérieur ( . ) :
à l'intérieur des groupes de lettres
ch
,
sh
,
lh
,
nh
,
th
.
Il se place à l'intérieur d'un mot pour éviter
que le n suivi d'un h soit prononcé (gn) ou que le s suivi d'un h soit prononcé
(ch)
Exemple = l'in.hèrn se prononce (l'i-hèr)
; es-hlor se prononce (ézlou).
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On écrit:
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On entend:
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| ...et ça veut dire : Deux bergers à l'ombre faisaient un bouquet L'un cueillait la violette et l'autre le muguet Moi j'aime l'immortelle (l'edelweiss) plus que les autres fleurs Comme elle est toujours fidèle; ainsi sont mes amours. |
: Le béarnais, langue à part entière , s'inscrit dans l'occitan ; langue d'oc par rapport à la langue d'oil française et la langue du si, italienne et espagnole, ceci sans qu'il y ait notion de hiérarchie, mais pour des raisons de commodité de communication. Il est vrai que chaque langue s'est modelée sur son propre terroir tout au long des vicissitudes historiques, de façon spécifique, tout en recevant l'influence de ses voisines. Le besoin d'accroître les échanges et de s'unir par rapport aux langues officielles, a fait émerger la nécessité d'une normalisation pour l'ensemble des langues occitanes, notamment par rapport à la langue écrite . Les différences, parfois minimes, parfois importantes, concernant la langue parlée, laissent encore morcelé ce domaine, mais dans l'ensemble, ce qui rapproche les dialectes occitans entre eux est bien plus important que ce qui les sépare . Le béarnais quant à lui, a été rapproché du gascon , toujours pour des questions d'ordre pratique.Nota bene
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Amics , amigas, il y a actuellement environ 6000 langues parlées
de par le monde...Dans un siècle, plus de la moitié auront disparu
. Nous en serons tous un peu orphelin, car une langue qui disparaît,
c'est une partie de nous même qu'on ne connaîtra jamais, une
manière d'être ensemble qui nous échappera. Faisons en sorte que le béarnais; son frère
jumeau , le gascon et son frère aîné, l'occitan, soient de la
partie . Écrire le béarnais est très bien, mais le parler est
indispensable (même très approximativement) . |