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'est
la cellule de base de la société béarnaise ,
comparable à l’Etche basque, l’Ostal du Pays
de Foix.... Dans les vallées béarnaises, on emploie
plutôt le terme de casa (era casa). Quel que soit son
statut, son chef respecté était le cap d’oustaü
(cap casalèr) . C’est la maison familiale dans le
sens d’enracinement, de repère premier, de lieu
identificatoire.
L’oustaü (prononcer oustaw) était
symbolique de l’unité familiale, de son histoire et
de sa perpétuation. Ce n’est pas uniquement la
maison proprement dite, c’est un vrai concept, une
véritable entité morale . Il regroupe tous les
biens de ses propriétaires : l’ensemble des
terres, les droits et coutumes afférents, le cheptel...et
sous-entend que toutes les énergies devaient tendre au
moins à son maintien, si possible à son extension.
Il était plus important que les patronymes et les nouveaux
arrivants (gendres) prenaient à la fois son nom et son
statut social, s’intégrant dans l’ordre
hiérarchique assigné. La pérennité de
l’oustaü était primordiale, car avant tout
vitale. Elle prenait le pas sur l’individu, qui s’effaçait
devant l’intérêt commun, dans une perspective
séculaire. Ainsi le droit d’aînesse
s’appliquait-il avec toute sa rigueur.
Beaucoup de noms de famille béarnais dérivent de
l'oustaü (Loustau, Lhoste, Loustalet , Deloustau , Lostal
etc...) ou de la casa (Casa, Casalère, Casassus, Cazenave,
Cazaban, Cazamajor, ....)
-Voir
page des patronymes -
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