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            ©  Les trois mousquetaires ©      

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u XIX° siècle , à travers son célèbre roman « Les trois mousquetaires » Alexandre Dumas remet au goût du jour les actions de cape et d'épée et  rappelle l’existence des mousquetaires .
Son œuvre repose sur la réalité d'archives dégotées par l'auteur et rend grâce aux Trois mousquetaires qui ont bien existé et étaient bel et bien béarnais ; ATHOS, PORTHOS et ARAMIS ;  le quatrième  -car il étaient bien quatre paradoxalement-  étant leur ami gascon D’Artagnan venu les rejoindre par la suite ... selon le roman. 

                         est en montant à Paris muni d’une lettre de recommandation de son père adressée au comte de Tréville que d’Artagnan aurait fait la connaissance des Trois mousquetaires béarnais devenus quatre par la grâce de sa présence. Ils se seraient liés d’amitié à l’occasion d’une énième empoignade avec les gardes du cardinal Richelieu, lequel complotait à tour de bras contre le roi. La scène se déroule au début du XVII° siècle, sous le règne de Louis XIII, fils d’un béarnais lui aussi rappelons-le  : Henri IV.  En fait, les choses ne se passèrent pas tout à fait ainsi. Historiquement, rien ne peut affirmer avec certitude que d'Artagnan ait servi sous les ordres de Tréville. Des rôles de la compagnie des mousquetaires font référence à la présence d'un Charles d'Artagnan, mais on ne sait avec certitude duquel il s'agit. Par contre, notre d'Artagnan avait un frère plus facile à repérer que lui; Paul de Batz, présent en 1640 au régiment des gardes de Louis XIII. Par la suite, Paul de Batz sera nommé par Louvois, gouverneur de la place forte de Navarrenx , en Béarn (première enceinte bastionnée de France).



Le comte de Tréville
, véritable capitaine des mousquetaires est également un béarnais : il se nomme en fait Jean-Arnaud Du Peyrer. Il est né à Oloron-Sainte-Marie (où il a sa statue) en 1598, de Jean du Peyrer, un riche marchand d’étoffes oloronais et de Marie d'Aramits. Grâce à sa richesse, le père put acheter un fief noble en territoire souletin : celui de Troisvilles, d'où le nom de Tréville acquit par la suite. Jean-Arnaud de Tréville devint tout bonnement, de par sa finesse, le troisième personnage de l’État français après Louis XIII (qu'il conseillait) et Richelieu (qui s'en méfiait). Il devint capitaine de la compagnie des mousquetaires en 1631. Richelieu le fit tomber en disgrâce et le fit exiler de la Cour. Il mourut en son château de Troisvilles le 8 mai 1672. Son frère, Pierre Arnaud de Tréville, suivit également une carrière militaire en tant que major (lieutenant-colonel), et son fils Joseph-Henri entra dans le corps d'élite des mousquetaires.

 

 


ais qui étaient donc nos 3 mousquetaires ?



ATHOS    (dit comte de la Fère) : C’est le fils cadet d’Adrien de Sillègue, seigneur d’Athos et d’Autevielle (région de Sauveterre-de-Béarn) . Sa mère était une Peyrer, tout bonnement la cousine de Tréville. Grâce à la protection du capitaine de Tréville, Armand de Sillègue d'Athos d'Autevielle est reçu dans la compagnie des Mousquetaires du roi en 1640. A vrai dire, il n’y est resté que peu de temps, puisque la mort est venue le cueillir lors d’un duel le 21 décembre 1643 au sortir de la foire de Saint-Germain. L’histoire romancée veut qu’il ait en cette occasion, ferraillé avec ses compères Aramis et Porthos, pour tirer D’Artagnan d’un mauvais pas.
                   ans son roman, Alexandre Dumas décrit Athos comme un grand connaisseur de l’art de la vénerie et fauconnerie, ce qui aurait même étonné Louis XIII en personne . Dans ce même roman, c’était le mari malheureux de Milady de Winter ( une aventurière perfide qui le ruina)  et le père du vicomte de Bragelonne. Allégations qui n'ont bien entendu rien à voir avec la réalité. En résumé, Alexandre Dumas fait d'Athos un symbole de la noblesse.


PORTHOS   (dit du Vallon): De son vrai nom Isaac de Portau ; il est né à Pau en 1617 (baptisé le 2 février) . Porthos rencontre d'Artagnan en1640, mais tous deux n'entreront dans la compagnie des mousquetaires, qu'en 1643, avec un doute pour D'Artagnan.  Il était né avec une cuiller d'argent dans la bouche, puisque son grand-père était officier de cuisine d'Henri IV, et son père secrétaire du roi et des États de Navarre. Il avait un frère nommé Jean qui entra également dans la compagnie des mousquetaires du roi. Il était aussi avocat en la cour du Parlement de Navarre et contrôleur de la garnison de Navarrenx.  Suite à son mariage avec David de Forcade, sa sœur entra en possession de l’abbaye laïque (spécialité béarnaise) en partie conservée, de Lanne-en-Barétous (dans la vallée de Barétous, canton d'Aramits). En 1650, il est blessé au combat et Jean lui offre la "garde des munitions" dans la forteresse de Navarrenx. Il semblerait que Porthos ait fini sa vie à Lanne, auprès de sa sœur.


Le château de Porthos à Lanne-en-Barétous (qui fait actuellement office de gîte)


                   Une chanson barétounaise rend grâce à la vaillance de ses enfants : "én barétous i a dé bous garçous, baré-baré-baré - barétous" (au Barétous, il y a de bons garçons, baré, baré, baré, barétous !) que les mousquetaires barétounais ont porté au zénith. Dans le roman de Dumas, Porthos représente  la force tranquille personnifiée sous les traits d' un géant débonnaire à l'humeur toujours égale.
 

ARAMIS   (dit Chevalier d'Herblay):  Henry porte le nom du village d’Aramits (vallée de Barétous) dans lequel il possédait une abbaye laïque :
« le château de L’Abadie », dont seul l'encadrement du portail d'entrée est conservé (ci-contre) . Il serait né vers 1620. En 1640, il entre dans la Compagnie des Mousquetaires, corps dans lequel son père (voir ci-dessous) avait d’ailleurs appartenu avant lui. Son grand-père Pierre d'Aramitz était un noble huguenot (protestant) qui s’était mis aux ordres de Jeanne d’Albret lors des guerres de religion.  Marié à Jeanne de Sauguis, fille d'un abbé laïque de Soule dont il eut trois enfants . La benjamine Marie qui épousa en 1597Jean du Peyrer, fut la mère du comte de Tréville . Le cadet Charles rejoignit la compagnie des mousquetaires. Il épousa Catherine de Rague, fille du seigneur d'Espalungue de Laruns -également mousquetaire- . De cette union naquirent deux filles et ... notre Henry, neveu du comte de Tréville et ... cousin d’Athos. Tout ça se passait donc en famille. Aramis servit aux côtés de son père, alors maréchal des logis, jusqu'à la dissolution de la compagnie. 

                                                                    



Bien que d'essence protestante, en 1650, Aramis  épouse Jeanne de Béarn-Bonasse dont la famille, farouchement catholique, fut longtemps propriétaire du château-abbaye voisin, d’Arette (ci-contre) toujours debout. De ce mariage naquirent quatre enfants, dont Clément, qui vendit la demeure familiale en 1690.Dans le roman d’Alexandre Dumas, le chevalier d'Herblay est  un poète qui navigue sans cesse entre mysticisme et amours galantes . 
          
        

A la lecture de rôles des compagnies de mousquetaires, bien d'autres béarnais ont été recensés, dont Isaac de Batz, originaire de Nay.

~ A la fin du roman d'Alexandre Dumas, D'Artagnan qui se réconcilie avec le cardinal de Richelieu est promu lieutenant. Athos se retire à la campagne, Porthos se marie, et Aramis devient prêtre.

*Rappelons la célèbre devise des mousquetaires plus que jamais d'actualité et dont nous devrions nous inspirer bien plus souvent  :                                        


  " UN POUR TOUS, TOUS POUR UN "

         .
 

 

  LOS TRES MOSQUETEROS   

                       En el siglo XIX, en su célebre novela « Los tres mosqueteros » Alejandro Dumas vuelve a poner al día el gusto por las luchas de capa y espada y recuerda la existencia del Cuerpo de los mosqueteros del siglo XVII. Su obra se basa -en parte- sobre la realidad y agradece a los Tres mosqueteros que realmente existieron y eran completamente bearneses; ATHOS, PORTHOS et ARAMIS ;  Siendo el 4° su amigo gascón D’Artagnan que vino después para unirse a ellos…según la novela.
 

                      Es yendo a Paris, con una carta de recomendación de su padre dirigida al conde de Tréville, que d’Artagnan habría conocido a los Tres mosqueteros bearneses y que con su ayuda se convierten en cuatro. Intimaron en ocasión de un nuevo altercado con las guardias del cardenal Richelieu, que conspiraba con fuerza contra el rey. La escena se desarrolla a comienzos del siglo XVII, bajo el reino de Luis XIII, hijo también de un bearnés: Henri IV.
De hecho, las cosas no ocurrieron así. Históricamente, no se puede afirmar con certeza que d’Artagnan haya servido a las órdenes de Tréville. Los listados de la Compañía de los mosqueteros hacen referencia a la presencia de un Charles d’Artagnan, pero no se puede decir con seguridad que se trate de nuestro héroe. Sin embargo d’Artagnan por supuesto existió, pero más habría intervenido bajo el reino de Luis XIV que bajo Luis XIII, contrariamente al conde de Tréville. Se sabe de buena fuente que tuvo un papel muy influyente en las más altas esferas del estado. Pero sí d’Artagnan tenía un hermano más fácilmente reconocible que él: se trata de Paul de Batz, presente en 1640 en el regimiento de las guardias de Luis XIII. Luego, Paul de Batz será nombrado por Louvois, gobernador de la Plaza fuerte de Navarrenx, en el Béarn..

      
El conde de Tréville, verdadero capitán de los mosqueteros, es también un bearnés : de hecho, se llama Jean-Arnaud Du Peyrer . Nació en Oloron-Sainte-Marie (donde tiene su estatua) en 1598, hijo de Jean du Peyrer, un rico comerciante de telas de Oloron y de Marie d’Aramits. Gracias a su riqueza, el padre pudo comprar un feudo en territorio suletino, el de Troisvilles, de allí el nombre de Tréville adquirido luego (los títulos de la nobleza del Béarn se trasmitían más por la posesión de las tierras reputadas como nobles, que por la sangre). Por su fineza y su inteligencia, Jean-Arnaud de Tréville llegó a ser simple y llanamente, el tercer personaje del estado francés después de Luis XIII (a quien aconsejaba) y de Richelieu (de quien desconfiaba). Este último, experto en conspiraciones, lo hizo caer en desgracia y lo hizo exilar de la Corte. Tréville murió en su castillo de Troisvilles en Soule el 8 de mayo de 1672. Su hermano, Pierre Arnaud de Tréville, siguió también la carrera militar como mayor (teniente coronel), batiéndose a sable y espada, siguiendo la corriente, contra los españoles tanto en el norte como en el sur de Francia; y su hijo Joseph-Henri entró en el cuerpo de élite de los mosqueteros.

   Pero, ¿quiénes eran entonces nuestros 3 mosqueteros ?


    

ATHOS  (llamado conde de la Fère) : Es el hijo menor de Adrien de Sillègue, señor de Athos y d’Autevielle (región de Sauveterre de Béarn) . Su madre era una Peyrer, tía de Tréville. Gracias a la protección de su tío, el capitán de Tréville, Armand de Sillègue d’Athos d’Autevieille fue recibido en la compañía de los Mosqueteros del rey en 1640. En realidad, sólo se quedó poco tiempo, ya que la muerte lo alcanzó en un duelo el 21 de diciembre de 1643, a la salida de la feria de Saint-Grmain. La historia novelada quiere que en esa ocasión él luche junto a sus compadres Aramis y Porthos para sacar a D’Artagnan de un apuro.
                En su novela, Alejandro Dumas describe a Athos como un gran conocedor del arte de la montería y la cetrería, lo que habría aún sorprendido a Luis XIII en persona. En la novela, era el marido infeliz de Milady de Winter (una aventurera pérfida que lo arruina) y el padre del vizconde de Bragelonne. Lo que por supuesto no tiene nada que ver con la realidad. Alejandro Dumas hace de Athos un símbolo de la nobleza


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PORTHOS (llamado del Vallon): Su verdadero nombre Isaac de Portau ; nació en Pau en 1617 (bautizado el 2 de febrero). Porthos encuentra a d’Artagnan en 1640, pero ambos entrarán en la compañía de los mosqueteros en 1643. Su abuelo, era oficial de cocina de Henri IV, y su padre, secretario del rey y de los Estados de Navarra. Tenía un hermano llamado Jean que tembién se hizo mosquetero. Este hermano era también abogado en la corte del Parlamento de Navarra e Inspector de Guarnición en Navarrenx. Después de su casamiento con David de Forcade, su hermana fue dueña de la Abadía Laica (especialidad bearnesa) de Lanne en Barétous (en el valle de Barétous, canton de Aramits). En 1650, fue herido en combate y Jean le ofrece el puesto de « Guardia de las municiones » en la fortaleza de Navarrenx.
                 Parecería que Porthos habría terminado su vida en Lanne, cerca de su hermana. Una canción « baretonesa » agradece la valentía de sus hijos : "én barétous i a dé bous garçous, baré-baré-baré - barétous" que los mosqueteros baretoneses llevaron al cenit. En la novela de Dumas, Porthos es la fuerza tranquila personificada bajo los rasgos de un gigante buenazo con el humor siempre parejo.


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ARAMIS (llamado el caballero de Herblay): Henri lleva el nombre del pueblo de Aramits (valle de Barétous) en el que él tendría posesiones. En 1640, entre en la Compañía de los Mosqueteros, cuerpo en el que su padre había actuado antes que él. Su abuelo era un noble hugonote que se había puesto a las órdenes de Jeanne d’Albret en ocasión de las guerras de religión. Henri era primo de Athos y del capitán de Tréville. Todo esto entonces pasaba en familia. 
Aramis sirvió más de 15 años en las tropas reales.
                 En 1650, nuestro tercer mosquetero se casa con Jeann Béarn-Bonasse, cuya familia fue durante mucho tiempo propietaria del castillo-abadía vecino de Arette: “Château de L’Abadie”. En la novela de Alejandro Dumas, toma los rasgos del caballero de Herblay, un poeta que navega sin cesar entre el misticismo y los
amores galantes. 
Leyendo el registro de las compañías de mosqueteros, muchos otros bearneces fueron empadronados. Por ejemplo Isaac de Batz, originario de Nay.       

Al final de la novela de Alejandro Dumas, d’Artagnan, que se reconcilia con el cardenal Richelieu, es promovido a teniente. Athos se retira al campo, Porthos se casa y Aramis se hace sacerdote, lo que no refleja la realidad..
*Recordemos la célebre divisa de los mosqueteros más que nunca de actualidad y en la que tendríamos que inspirarnos más a menudo:

   " UNO PARA TODOS Y TODOS PARA UNO"  


Traducido por mi amiga Graciana Erriest
 

 


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