[accueil général] [plan du site]

Environnement mondial


   ~ Environnement ~ Associations ~ Dossier Ours ~  Le monde selon Monsanto  ~



                       "Qui peut le plus peut le moins" soit comment en partant des problèmes locaux, on en arrive à s'interroger sur les problèmes mondiaux et les enjeux internationaux, et par voie de conséquence, à y voir des liaisons flagrantes avec la sphère locale, et à mieux comprendre les incidences locales. Toutes les prises de décision mondiales ont un retentissement dans le moindre petit coin de notre Terre. Nous sommes à la croisée de choix desquels peuvent découler des conséquences catastrophiques non seulement pour l'environnement, mais aussi pour notre santé et notre mode de vie. Les scientifiques ont déjà fait leur choix; ils connaissent les effets des OGM sur l'environnement, les conséquences perverses des biocarburants ; ils ont quantifié les problèmes liés au réchauffement climatique. Leur cri d'alarme unanime est "il faut arrêter" . Il faut prendre des mesures immédiates et ne plus faire l'autruche: la température de notre Terre augmente, l'utilisation des OGM détruit des millions d'hectares, stérilisant les sols et détruisant faune et flore locales etc.. etc.. etc.. En béarnais on dit : "PROU !" -assez-basta-stop-
Avril 2008 (3) : Négociations climatiques sous l'égide de l'ONU, en Indonésie
-Les biocarburants reçoivent une volée de bois vert-
     Les négociations sur le réchauffement climatique s'inscrivent dans un contexte de critiques sévères contre les biocarburants, qui ne sont plus désormais considérés comme une solution miracle. La combustion d'un biocarburant est plus propre que celle d'un carburant fossile, mais les experts assurent que la demande en biocarburants entraîne des effets fâcheux pour l'économie et la sécurité alimentaire mondiales. La culture de certains végétaux  sources de carburant (essentiellement à base d'OGM) implique par ailleurs les agressions environnementales majeures. C'est le cas en Indonésie: cet archipel est devenu le premier producteur mondial d'huile de palme, en rasant d'immenses forêts naturelles, notamment sur tourbières, un écosystème très spécial composé d'une accumulation de matières organiques. Une forêt sur tourbière contient 30 fois plus de carbone qu'une forêt humide normale et la transformer en plantation conduit à libérer les énormes quantités de carbone stocké dans le sol. L'Indonésie a d'ailleurs sauté en quelques années du 21° rang des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre (GES), juste derrière les USA et la Chine
 
Santé et changement climatique
"La magnitude et les conséquences des changements climatiques sur la santé sont déjà sensibles, et elles seront lourdes, très lourdes .. On a pris conscience des enjeux environnementaux du changement climatique, mais on sous-estime encore l'impact sanitaire " a proclamé Maria Neira, directrice du département santé publique et environnement à l"OMS.(organisation mondiale de la santé)
En ce moment, se développent la .Chikungunya en Inde, des épidémies de choléra, sans précédent au Bangladesh. Des canicules comme celles de 2003 peuvent tuer jusqu'à 70.000 personnes en Europe. On note aussi une multiplication des crises d'asthme chez les enfants. du paludisme jusque dans les Hauts Plateaux de l'est africain (selon les statistiques, un enfant mourrait de paludisme toutes les 20 secondes, dans le monde .. et toutes les 7 secondes du fait de la malnutrition) , des "ceintures" de méningite en Afrique sub-saharienne.
         Il y a 3 ans, l'OMS avait prévenu que le réchauffement était à l'origine de 150.000 morts et 5 millions de malades chaque année. Tous les pays de la planète sont concernés (le virus du Nil occidental, a par exemple, explosé en Amérique du Nord). Comme toujours les premières victimes sont les plus pauvres et les plus faibles.
 

Chapeau: Un expert de la NASA flingue les lobbys

James Hansen, l'un des climatologues les plus réputés ; chef de l'Institut Goddard pour les études spatiales de la NASA à New York, estime que le réchauffement climatique va plonger la planète dans la crise, et que le lobby énergétique tente d'en cacher l'ampleur. "C'est du même ordre que les cigarettiers qui savaient que fumer provoque le cancer, mais qui ont embauché des scientifiques pour affirmer le contraire" Hansen s'estime dans la position d'un ingénieur qui décèle un défaut dans la navette spatiale avant son lancement: il n'a pas le choix, il doit dire quelque chose.

(08.04. 08) L'énergie devient une nouvelle source d'inégalité


Selon l'ADEME (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) les inégalités des ménages français face au poids des dépenses d'énergie dans leur budget ont beaucoup augmenté depuis 5 ans. La part des dépenses d'énergie dans le budget des français varie de façon importante selon leur lieu de résidence et leurs revenu. Ces dépenses ont grimpé de 10 à 15% dans le revenu des ménages les plus pauvres, alors qu'elle a baissé dans celui des plus aisés, dont la richesse augmente plus vite que le prix des combustibles fossiles... La part des dépenses énergétiques des 20% les plus pauvres est 2,5 fois plus élevée que celle des 20% les plus riches. cette inégalité est encore plus forte pour ceux qui vivent en milieu rural. La part des dépenses énergétiques dans le budget d'un citadin reste ainsi inférieure de près d'un quart à celle d'un rural

 

                       (Avril 2008). Les révoltes de la faim


                     Les émeutes de la faim qui qui ont surgi en Afrique et en Asie sont la conséquence du renchérissement brutal des céréales au cours des 6 derniers mois. Pour les fractions de la population qui sont aux limites de la survie, une augmentation, même légère est, en effet, une question de vie ou de mort. La flambée des prix est le résultat d'un accroissement de la demande, d'une baisse subite de l'offre mondiale, --et du fait que les capitaux échaudés par les faillites des "subprimes" ont investi, en attendant mieux, dans les matières premières .. quitte à affamer des millions de personnes.-- Autre phénomène non négligeable, lié au précédent d'ailleurs;le fait que de grands pays émergents comme le Brésil, ont utilisé des millions d'hectares pour produire des biocarburants. Le prix actuel du pétrole ne peut qu'encourager cette pratique devenue plus que juteuse. . Pour simplifier, on fait passer le réservoir des riches avant le ventre des pauvres. Las, la tendance n'est pas prêt de s'inverser.
Comment répliquent les gouvernements des états concernés? Ils n'hésitent pas à tirer dans la foule "business is business!" Foin de la morale, des réactions humaines, les masques sont mis à bas ... mais pas le sentiment de culpabilité des bénéficiaires de la manne et des responsables, toujours aveugles.
Focalisée par le problème des JO et du Tibet, l'opinion publique semble n'avoir cure des enfants qui meurent de faim par milliers actuellement . "A croire que les morts ne pèsent pas le même poids selon leur nationalité ou leur couleur". (il en est ainsi des milliers de Birmans, victimes du passage d'un cyclone qui a soulevé bien moins de questionnements et d'indignation, que le passage de la flamme des JO)
Tout est lié: l'extrême vulnérabilité des populations urbaines des pays pauvres résulte de choix politiques que l'occident encourage depuis des décennies. Il en va ainsi du développement des cultures d'exportation, au détriment des cultures vivrières. Des dizaines de pays pauvres nourrissent leurs habitants grâce à des céréales importées soumises aux fluctuations des cours mondiaux. des organisations comme le FMI, ou la Banque mondiale ont poussé à la roue dans le cadre du remboursement de la dette.
 ( Sud-Ouest)
                  
   

 

 

 

 

 

 

 

(Mai 2008). FMI=FAIM

Après les émeutes de la faim, qui pourra prétendre maintenant que la politique n'a rien à voir avec les victimes de la faim dans le monde?
Le FMI(fonds monétaire international) et l'OMC (organisation mondiale du commerce) avaient promis que l'augmentation des flux de marchandises contribuerait à éradiquer la pauvreté et la faim. Cultures vivrières? Autonomie alimentaire? On avait trouvé plus intelligent: l'agriculture locale serait abandonnée ou orientée vers l'exportation. Ainsi, on tirerait le meilleur parti non pas de conditions naturelles -plus favorables, par exemple, à la tomate mexicaine, à l'ananas philippin- , mais de coûts d'exploitation plus bas dans ces 2 pays qu'en Floride ou en Californie L'agriculteur malien confierait son alimentation aux firmes céréalières de la Beauce ou du Midwest,plus mécanisées, plus productives. Quittant sa terre, il irait grossir la population des villes pour devenir ouvrier dans une entreprise occidentale ayant délocalisé ses activités afin de profiter d'une main-d'oeuvre meilleur marché. les États côtiers d'Afrique allègeraient au même moment le poids de leur dette extérieure en vendant leurs droits de pêche aux bateau-usines des pays plus riches. il ne resterait plus ensuite aux Guinéens qu'à acheter des conserves de poisson danoises ou portugaises.. Malgré une pollution supplémentaire générée par les transports, le paradis était assuré. le profit des intermédiaires (distributeurs, transitaires, assureurs, publicitaires ) aussi.
Soudain, la banque Mondiale, prescriptrice de ce modèle de "développement", annonce que 33 pays vont connaître des "émeutes de la faim". Et l'OMC s'alarme d'un retour au protectionnisme en observant que plusieurs pays exportateurs de denrées alimentaires .. ont décidé de réduire leurs ventes à l'étranger afin -quelle impudence!- de garantir l'alimentation de leur population. Le Nord s'offusque vite de l'égoïsme des autres. C'est parce que les Chinois mangent plus de viande que les Égyptiens manquent de blé !?!?!Les États qui ont suivi le "conseils" de la banque Mondiale et du FMI ont sacrifié leur agriculture vivrière. Ils ne peuvent donc plus se réserver l'usage de leurs récoltes. Eh bien, ils paieront, c'est la loi du marché. L'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a déjà calculé l'envol de leur facture d'importation de céréales: 56% en un an. Logiquement, le Programme alimentaire mondial (PAM), qui nourrit chaque année 73 millions de personnes dans 78 pays, réclame 500 millions de dollars supplémentaires. Ses prétentions ont dû être jugées extravagantes puisqu'il n'en a obtenu que la moitié. Il ne quémandait cependant que le prix de quelques heures de guerre en Irak et le millième de ce que la crise des "subprimes" va coûter au secteur bancaire, généreusement secouru, lui, par les États. On peut calculer combien rapportera, et à qui, la famine qui a commencé, mais rien ne se perd jamais dans une économie "moderne". Car tout se recycle; une spéculation chasse l'autre. .. Les spéculateurs réhabilitent un vieil eldorado: les marchés de céréales. Achetant des contrats de livraison de blé ou de riz pour une date future, ils escomptent les revendre beaucoup plus cher. ce qui entretient la hausse des prix, la famine.. Mais pour le DG du FMI : "une des manières de résoudre les questions de famine , c'est augmenter le commerce international!!!"; Léo ferré écrivit un jour:"Pour que le désespoir même se vende, il ne reste qu'à trouver la formule".. Il semblerait qu'on l'ait trouvée
(Le Monde Diplomatique)

 

  H.D