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Il
y assez de lumière pour ceux qui ne désirent que de
voir, et assez d'obscurité pour ceux qui ont une disposition
contraire. "Pascal"
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LES CHEMINS
SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE.
en BÉÉEARN
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carte ]
[ hébergements spécifiques ]
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Légende
(croix en wingdings) |
Au Moyen Age, le tombeau de Saint-Jacques (évangélisateur de l'Espagne) attire quantité de pèlerins venus de l'Europe entière . Compostelle devient alors un lieu de pèlerinage aussi important que Rome ou Jérusalem.
Des millions de "jacquets" se mettent en marche pour vénérer les reliques du saint, à partir de centres de regroupements (situés à Paris, Vezelay, Le Puy, Autun et Arles) pour converger vers Compostelle selon des routes définies.
Sur celles-ci , toute une organisation se met en place : hospices, haltes, refuges, jalonnent le parcours pour faciliter le voyage.
-Trois grandes voies jacobites traversaient le Béarn: La Via Tolosana, nommée Arletensis à son départ (Toulouse-Arles), la Via Podensis(Le Puy) et la Via Lemovicensis (Limoges-Vézelay), mais ces 2 dernières allaient rejoindre la Via Turonensis (Paris-Tours) à Ostabat au Pays Basque. Nombreux étaient les pèlerins qui franchissaient le Somport : (celui-ci fut le lieu de passage principal jusque vers le milieu du XII°) ceux venus du sud-est et de l'Italie se rejoignant en Arles pour emprunter un chemin commun qui, par Lodève, Castres, et Toulouse, les menait à Lescar et Oloron.
Gaston IV se préoccupa de promouvoir la Via Tolosana, en fondant entre 1100 et 1128 un réseau serré d'hôpitaux destinés à assurer le sécurité et le confort des pèlerins. Un point de passage important était l'Hôpital de Sainte-Christine-du-Somport, sis à Candanchu , en Espagne.
Celui-ci était considéré comme étant l'un des 3 plus importants de la chrétienté, avec ceux de Jérusalem et du Grand Saint-Bernard.
En fait, il se pourrait bien que le col de Pau ait été le lieu de passage principal depuis l'époque romaine et aurait été supplanté par le col du Somport après la fondation de Sainte-Chrietine, détournant en quelque sorte le flux des pèlerins.
Un certain nombre de pèlerins venus de l'est préféraient gagner Ostabat , (le point de ralliement au Pays Basque pour la traversée du grand passage de Roncevaux.) par des voies secondaires. Pour cela, il leur fallait emprunter le "Cami Roumieu" (suivi depuis l'an 900 par les pèlerins) en passant par Orthez, Castétis, Arthez, Cescau, Lespiau, les landes du Pont-Long , Bougarber, ou bien prendre le très vieux "Cami Salié" les conduisant à Lescar par Salies et Orthez.
Par la suite, les routes s'entrecroisent et se multiplient. C'est ainsi que les pèlerins partis du Puy, (une des 4 voies majeures avec Arles, Vézelay, et Paris-Tours) passent à Aire-sur-Adour, puis Pimbo, Larreule, Doazon, franchissent le gave entre Lucq-de-Béarn et Lagor et continuent par Sauvelade, Vielleségure, Navarrenx, Charre, Ainharp en Soule etc...
Il y avait une variante importante empruntant la vallée d'Ossau, qui rejoignait Sainte-Christine par le col des Moines, puis Huesca et Pampelune. Une chapelle fut fondée, sur cet itinéraire, en 1121 selon les voeux de Gaston IV le croisé vicomte de Béarn, et consacrée la même année par Arnaud d'Araux, évêque d'Oloron: la chapelle Gaston Phébus de Gabas. Seul vestige restant du complexe appelé "Hôpital de la Miséricorde " qui était tenu par les chanoines de Saint Augustin, venus de Candanchu au confluent des chemins de Saint Jacques traversant les vallées d'Aspe et d'Ossau. Un autre relais fut installé vers 1114-1115: ce fut Mifaget. Comme son nom l'indique, cette halte fut créée au milieu d'un bois de hêtres entre Asson et la vallée d'Ossau. La communauté ou commanderie, placée sous l'autorité d'un commandeur, comprenait des frères et de soeurs, appelés donats et donades, c'est-à-dire voués au service des voyageurs, au soin des fermes et propriétés de l'hôpital, et à l'entretien des ponts (Camps, Magnabaig, Arricaou). Le col des Moines (2204m) tire son nom de ces religieux de Gabas, dont la maison-mère était le monastère de sainte Christine du Somport.
D'autres commanderies parsemèrent le Béarn pour permettre un trajet sans encombres: l'hôpital d'Orion , Borce, Lacommande. L'Islam tenant encore la basse vallée de l'Ebre, il n'était pas question pour les pèlerins venus de l'Est de franchir les Pyrénées dans leur partie orientale.
Ces routes furent de grandes voies d'échanges et l'influence politique et culurelle des pèlerins marquèrent durablement notre région. L'essor du pèlerinage eut un rôle décisif pour le désenclavement et l'intégration dans l'Europe occidentale des Pays de l'Adour.. Ces chemins furent associés à l'accroissement et la diversité des échanges commerciaux, mais aussi à un véritable melting-pot artistique où s'entrecroisèrent des influences fort différentes.
Actuellement, les chemins de Compostelle ont été remis au goût du jour au niveau de l'Europe, en tant qu' élément fédérateur, symbole de l' Union, avec plusieurs pays traversés et un même but.
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Accous
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Gîte d'étape
Despourrins : 05.59.34.53.50 |
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* Pour trouver d'autres hébergements possibles, vous pouvez consulter mes pages spéciales concernant les communes béarnaises, (répertoriées par ordre alphabétique) dont les communes traversées par les chemins de Compostelle, avec pour chacune d'elles, les hébergements possibles (info-bulles sur gifs) => cliquez ici |
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