|
CANSOUS BIARNESAS |
|
_-_-_-_-_-_-_-_
Les chants béarnais sont plein de douceurs et reflètent l'âme du béarnais. Ils expriment l'amour : l'amour du pays, de la nature, de la montagne, et l'amour tout court. Ils sont souvent empreints de mélancolie et parlent de solitude, d'amours contrariés, lointains. Ce sont des bergers séparés de leur fiancée durant cinq mois dans l'année et qui ne sont pas sûrs de la retrouver à leur retour dans les mêmes dispositions favorables qu'au moment du départ . Ces chants parlent aussi de liberté et du besoin vital des grands espaces .
Cette nouvelle page sans prétention a été écrite seulement dans un but convivial : elle rassemble pour l'instant les "principales " chansons béarnaises ... celles qu'on chante pour fêter les victoires , pour oublier les défaites, pour noyer les chagrins, en prenant son bain, dans sa bagnole en rentrant/en allant au boulot (c'est selon!) ....et lors de toutes les fêtes, ....et quand on en a envie !!!
Rappel: par défaut la prononciation est écrite en italique.
Cette nouvelle rubrique s'enrichira petit à petit ...si le coeur vous en dit..
Tout d'abord, l'inévitable SI (se) CANTI (dit aussi AQUERAS MONTANHAS ) : hymne national béarnais , gascon et occitan
Si canti (ou Aquéras Montanhas) est une chanson répandue dans toute l'Occitanie à tel point qu'elle en constitue un véritable hymne.
Elle semble venir de la nuit des temps et être sans âge et sans lignage, puisque son véritable auteur nous en est inconnu. La légende suppléant aux
défaillances de l'histoire, s'est mise à circuler une rumeur selon laquelle Gaston Fébus, comte de Foix-Béarn au XIVe siècle, poète à ses
heures, en aurait été l'auteur.
Selon cette légende, il aurait été amoureux d'une princesse espagnole dont il se languissait, séparé d'elle par la grande masse
des Pyrénées, qu'il aurait voulu voir s'écrouler pour que ses amours apparaissent. En fait, dans l'histoire réelle, on lui aurait imposé
très jeune de se marier avec une princesse espagnole qu'il n'aimait en rien et qu'il répudia dès qu'elle lui eût donné un héritier.
Quoi qu'il en soit, il semblerait de par la fréquence de cette chanson qu'elle soit issue du Béarn. Une petite version délicieuse :
|
Devath
de la (mia) finestro Refrain : Aqueras
mountanhas Bachatz-ve
montanhas Aqueras
montanhas Aqueras
mountanhas -refrain :
si canti… Si
sabi las véder -refrain :
si canti Aqueras
montanhas Las pomas son
maduras
|
Transcription
phon. Débat
de la (mïo) finèstro Sé
canti, you qué canti Aquéros
mou(oun)tagnos Bacha’pé
mountagnos Aquéros
mountagnos Aquéros
mou(oun)tagnos Si
sabi las bédé Aquéras
mountanhas
|
Traduction
Dessous
ma fenêtre S’il
chante, qu’il chante Ces
montagnes Baissez-vous
montagnes Ces
montagnes Ces
montagnes Si
je sais les voir Ces
montagnes Les pommes sont
mûres
|
Qui ne connaît pas le " Bèth cèu de PAU " le beau ciel de Pau ?
| Bèth cèu de Pau,
quan te tornarèi véder ? Bèt cèw dé paw, quouan té tournarèy bédé Qu'èi tant sofert despuish qui t'èi quitat. Qu'èy tan souffert déspuch qui t'èy quita Si'm cau morir shens de't tornar revéder, Si'm caw mouri chéns dé't tourna rébédé Adiu, bèth cèu, t'aurèi plan regretat. Adiw bèt cèw, t'awrèy pla régréta Qu'aurí volut, Bearn cantar ta gloèra. Qu'awri boulut, Béarn canta ta glouéro Mes ne poish pas, car que soi tròp malaut. Més né pouch pas, car qué souy tròp malaw Mon diu, mon diu, deishatz me véder engoèra Moun diw, moun diw, déchat mé béd' éngouéro Lo cèu de Pau, lo cèu de Pau (bis). Lou cèw dé paw, lou cèw dé paw Jo, qu'èri sol, dens ma trista
crampèta Mes, que t'en vas, beròia
messatjèra,
|
Beau ciel de Pau, quand donc te reverrais-je J'ai tant souffert depuis que je t'ai quitté Si je dois mourir sans te revoir Adieu beau ciel, je t'aurai tant regretté J'aurais voulu , Béarn, chanter ta gloire Mais je ne peux pas, car je suis trop malade Mon dieu, mon dieu, laissez-moi voir encore Le ciel de Pau, le ciel de Pau
Moi j'étais seul dans ma triste petite chambre
Mais tu t'en vas, jolie messagère
|
Y a-t-il plus grand romantisme que
"Los
dus pastours a l'ombreta" ?
| Dus
pastors a l'ombreta
(dus
pastous à l'oumbréto)
Hè'n drin l'experiença; no't
demandi qu'aquò. |
Deux
bergers à l'ombrette
Deux bergers à l'ombre, faisaient un bouquet
Moi j'aime l'édelweiss , plus que les autres fleurs
Fais-en l'expérience; Je ne te demande que ça
|
Celle-ci
aussi n'est pas mal dans le genre romantique
Quant vòs ganhar
pastoreta charmanta
|
Quant
vòs ganhar pastoreta charmanta Quant
vòs ganhar per guardar lo bestiar ? Un
par d’esclòps, un devantau Acò
qu’ei tròp, pastoreta charmanta Acò
qu’ei tròp tà guardar lo bestiar ! Si
acò qu’ei tròp per çò qui’m cau Qu’en
tirarèi lo devantau (bis) Atau
va plan pastoreta charmanta Atau
va plan tà guardar lo bestiar ! Si
atau va plan, tocatz la man E
que m’en vau tà guardar lo bestiar (bis)
|
Combien
veux-tu gagner charmante bergère Une paire de sabots, un tablier Et cent écus, monsieur, il me faut.
Ceci est trop charmante bergère Ceci est trop pour garder le bétail ! Si
ça c’est trop pour ce qu’il me faut
Ainsi ça va bien, charmante bergère Ainsi ça va bien pour garder le bétail. Si ainsi ça va bien, touchez-moi la main Et je m’en vais garder le bétail. |
N'oublions
pas l'hymne ossalois(toujours dans le même registre romantico-bucolique)
|
Arrepic : Aussau mas amoretas Au
verdurèr jou me n'entrèi (bis) Tres
arrosetas i trobèi Que
las copèi que las liguèi A
mas amors enviar las hèi Mes
qui serà lo messatgèr ? La
calandreta ei cap-leugèr E
l'esparvèr trôp mensongèr
|
Refrain Ossau,
mes amourettes Refrain Trois
petites roses j'y trouvai Refrain Je
les coupai, je les liai Refrain A
mes amours , les fis envoyer Refrain Mais
qui sera le messager ? Refrain L'alouette
est tête en l'air Refrain Et
l'épervier trop menteur |
Los de NADAU nous en ont apportées de bien jolies à l'image de " T'on
vas"
|
T'on vas...
|
Où vas-tu... Mon pays, c'est comme une île |
Le
magnifique "De cap t'a l'immortélo" est
devenue
un hymne béarnais
|
L
'immortéla, en francés, qu 'ei l'edelweiss. S'ei
un pais e una flor; e una flor, e una flor Au
soum deu malh, i'a ua lutz, i'a ua lutz, j'a ua lutz. Que'ns
cau trauca tot lo segas, tout lo segas, tout lo segas. Non
veiram pas jamei la fin, jamei la fin, jamei la fin. Après
lo malh, un aute malh, un aute malh, un aute malh
|
Vers l'edelweiss
L'immortelle en français,
c'est l'edelweiss
C'est une fleur, et
une fleur et une fleur
Au sommet de la
montagne, il y a une lumière...
On n'en verra jamais
la fin....
Après le pic, un
autre pic....
|
"Après
l'amour" est un classique du genre
ARRON D’AIMAR
Arron
d’aimar, quauque còp que saunegi Refrain: La
frinèsta qu’ei ubèrta, e la lua que’t bailina, Arron
d’aimar, quauque còp que saunegi
|
APRÈS L’AMOUR
Après
l’amour, quelquefois moi je rêve
Je t’aime, pour le temps que tu chasses, La
fenêtre est ouverte, et la lune te caresse;
Aprés
l’amour, quelquefois moi je rêve
Je t’aime, pour le temps que tu chasses,
|
Jan Petit que dança
|
Jan Petit (GN) |
On danse en ronde fermée.
Après les deux premiers vers |
La
hilhòtas de Liborna
|
Las hilhòtas de Liborna
|
Les fillettes de Libourne (ou d'Oloron, ou de Salies...) au choix...
|
et pour finir.... E lou trïn, trïn, trïn, tran la bièlho.
| La vielha d’Auloron
|
La vieille d’Oloron
|
-Et voilà pour
l'instant......Adichat tà tots e dinc a beth lèu (au-revoir à tous et à
bientôt)...
......e atencion taus guits...ne cau pas ha'us baishar adara
Traduction du français .. en béarnais
(maximum 3 lignes ... avec les réserves d'usage communes bien sûr!)
=>
- OC -
![]()